Liberté chérie

On sort de confinement. Enfin. Comme beaucoup d’autres, je n’en pouvais plus de vivre ainsi. Je ne critique personne, je comprends une grande partie des précautions qui ont été prises, mais le confinement et toutes les mesures sanitaires vécues ces derniers mois ont été destructrices en ce qui me concerne. Je suis un homme de contacts, j’ai besoin de voir du monde, de parler, de partager, voir, entendre, j’ai besoin de vie autour de moi, sentir les gens, les observer… Alors oui, maintenant, je commence à sentir doucement une brise libératrice. Et qu’est-ce que ça fait du bien! Côté positif: cette crise permettra peut-être à certains de se rendre compte comment on vit dans certains pays totalitaires même si, quoi qu’on en dise, on a continué chez nous à vivre en démocratie même si cette dernière a été quelque peu rabotée par moments.

De nombreux mois moroses au cours desquels je n’ai pas beaucoup écrit concrètement, même si cinq nouvelles ont été complètement finalisées et vont prendre le chemin des bêta-lecteurs qui se sont proposés. Ce qui provoque un peu d’anxiété: je n’attends pas de leur part différentes corrections (quoique j’en tiendrai évidemment compte…) mais surtout un avis personnel sur ma prose. Ce sera donc, en dehors de mon métier de journaliste, mon premier contact avec le public. Petit stress.

Malgré tout, je ne suis pas resté inactif. Mes petits carnets de notes se sont remplis d’idées. Des ébauches de textes ont été lancées, différentes recherches de documentation ont été réalisées. Mais surtout, après la finalisation de mes premières nouvelles, je me suis remis en question, j’ai beaucoup discuté avec d’autres auteurs ou des proches. J’ai acquis la conviction que je dois continuer dans la voie que j’ai empruntée: partir de faits réels pour tenter de comprendre certains comportements humains. Tenter d’attirer l’attention sur certaines anomalies de notre système, de notre société. Défendre les valeurs qui sont miennes, soumettre mes opinions sur les grands et petits débats de société. Mettre en évidence aussi certaines choses dont nous pouvons êtres fiers. Mais surtout, me laisser aller, trouver mon propre style et ne pas essayer d’imiter l’un ou l’autre auteur.

Il y a du boulot. Je suis prêt. Je me sens particulièrement bien. Plein d’un nouvel enthousiasme. Comme on dit chez moi: prêt à sketer l’baraque!

Dernier détail: ne comptez pas sur moi pour pratiquer l’écriture inclusive même si je milite en permanence pour une égalité homme/femme. On en reparlera sous peu…