Daussogne : « Mon programme, ce n’est pas des couillonnades »

Ses motivations, les trahisons subies, Joseph Daussogne nous dit tout !

À 85 ans, Joseph Daussogne brigue un nouveau mandat à Jemeppe-sur-Sambre. Rencontre.

En 2012, vous avez été renversé par une coalition de quatre partis. Avec le temps, comment analysez-vous ce renvoi dans l’opposition? 

Il y a peut-être eu un désaveu de la population mais j’ai quand même récolté 1720 voix, le plus gros score de la commune, même si j’en ai perdu mille. Ce renvoi dans l’opposition, c’est la vie politique, on ne peut rien faire contre ça. Mais cette mise au frigo qui a duré trois ans, m’a aussi appris des choses que je ne voyais pas toujours quand j’étais au pouvoir, y compris à propos des autres personnes de ma liste. Avec le recul, je peux dire que cette période a été bénéfique pour moi mais ne l’a pas été pour la commune parce qu’il est difficile de travailler ainsi bloc contre bloc, il a manqué cette concordance nécessaire pour diriger la commune.

Vous revenez au pouvoir mais vos colistiers ne vous laissent comme compétences que ce qui est strictement réservé au bourgmestre par la législation.

Mes colistiers n’ont pas toujours été « gentils », pour ne reprendre que ce mot-là. Ils auraient voulu que je ne fasse que couper des rubans aux inaugurations et gérer la commune à leur mode, ce qui n’est pas arrivé. Mais légalement, je reste en charge de la sécurité et ça me permet de contrôler énormément de choses.

L’ambiance au sein du collège n’a pas été bonne ces trois dernières années. Deux clans se sont souvent affrontés.

On ne peut pas dire qu’on s’entendait comme des frères mais on a quand même travaillé pour le bien de la commune. C’est vrai qu’il y avait Carlier, Sevenants, Hachez d’un côté et Gobert qui allait d’un côté ou d’un autre en fonction de ce qu’on lui promettait, mais on a travaillé malgré tout.

On entendait aussi, àl’époque, que redevenu bourgmestre, vous pouviez quitter la politique par la grande porte. Pourtant, vous revenez. Pourquoi cette décision, à 85 ans ?

Parce que Jemeppe est ma commune, que j’ai du temps à lui consacrer et que j’ai l’expérience nécessaire. Je connais ma commune, la plupart des citoyens, je peux leur rendre service et ne pas laisser faire des bêtises comme certains veulent en faire.

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